Revue de Presse 2020

Le Pommé, fierté du patrimoine coglaisien 13/03
Ils veulent créer une coopérative spéciale pommé 29/01/2020

Ils testent (presque) tous les pommés du monde 23/01

Bertrand HERIVEAU et Olivier IBARA

Le comité directeur des Ramaougeries de pommé, dont Madeleine Le Garff et Brigitte Finet-Pesselier, associées à Henri-Pierre Rouault, de Couesnon Marches de Bretagne, ont organisé, mardi 14 janvier, une dégustation de vingt-quatre pommés de différentes fabrications par douze personnes (agriculteurs, retraités, membres du bureau, artisans culinaires…). Le test s’est fait sur la base de 26 critères définis par l’École d’ingénieur agroalimentaire de Lille, en collaboration avec Couesnon Marches de Bretagne.

Cette opération participe au long processus pour l’obtention de l’AOP (Appellation d’origine protégée) du pommé. La dégustation consiste donc à noter l’aspect visuel, la texture à la cuillère, l’odeur, la texture en bouche, la saveur et l’arôme en bouche dont la flaveur (goût + odeur + saveur) et l’arrière-goût. Les testeurs avaient réalisé un test pilote préalable, qui a permis d’avoir un référentiel de jugement, même si le goût de chacun est respecté.

« Une technique infaillible pour évaluer le pommé, c’est de « ramaouger » la bouche fermée, se boucher le nez pour ensuite inhaler la flaveur du pommé testé », dixit Bernard Hommerie, coprésident de des Ramaougeries.

L’objectif est de noter le pommé propre à une consommation courante et à une utilisation culinaire, ainsi que la création d’une Cuma (Coopérative d’utilisation de matériel agricole) spéciale pommé.

(Article Ouest France)

L’association Les Ramaougeries de pommé, basée près de Fougères, a fait goûter le produit à des spécialistes, pour enrichir son dossier d’appellation d’origine protégée

Silence studieux rompu par des chuchotements de connaisseurs, déplacements discrets des organisateurs pour renouveler les échantillons, et regards complices entre les responsables de l’association Les Ramaougeries de pommé : une ambiance « grand jury » régnait dans les locaux d’Ecobatys, à Maen Roch, la semaine dernière.

L’heure était grave : une douzaine de spécialistes du pommé se livraient à une analyse sensorielle d’une bonne vingtaine d’échantillons de la mixture.

À charge pour eux de noter vingt-six propriétés de chaque pommé, de 1 à 10, de la couleur à la densité, de l’odeur à la texture en bouche, de la présence de peau ou de pépins à l’intensité aromatique globale…

Tenter l’AOP pommé !

Pas de quoi en faire une confiture ? Bien au contraire : « le but de cette journée est de tester les pommés venus du pays de Fougères, mais aussi du pays de Rennes, de Monterfil, d’Alençon, afin d’établir un niveau de qualité précis, un étalonnage » résume Bernard Hommerie, qui copréside l’association avec Bertrand Hériveau, pointure de la pomme. « Mais nous ne voulons pas sanctionner. Nous voulons tirer tout le monde vers le haut ».

Car l’association a des ambitions. Elle souhaite d’abord donner de nouvelles lettres de noblesse au produit lui-même. Une confiture de la famille des raisinés, confectionnée à partir de jus de pomme et de pommes épluchées qui tenait jadis une place importante dans l’alimentation des paysans du pays de Fougères. Un produit de plus en plus tendance qui fait l’objet, chaque automne, de festivités partout en Haute Bretagne. Au point qu’il est aussi souvent utilisé par les restaurateurs locaux.

 

Née en 2017, l’association a commencé par publier chaque année un agenda des pommés, disponible sur internet. Mais d’autres projets sont aussi bien engagés.

Henri-Pierre Rouault, animateur de l’association, les décrit :

Nous travaillons avec l’Institut national des appellations d’origines : l’INAO. Pourquoi pas un jour une AOP pommé de Haute Bretagne ou d’un autre nom ? Nous travaillons en ce moment sur deux cahiers des charges. Le cahier technique qui décrit l’arbre, le verger, son environnement, et le cahier sur le process, en associant la mécanisation et la tradition. C’est bien avancé ».

Aux championnats du monde en Suisse

L’an dernier, 2 400 kg de pommé ont été produits dans le pays de Fougères. Cela pourrait être beaucoup plus si une véritable filière économique trouve sa place en Haute Bretagne. « L’exemple qui nous inspire est celui du piment d’Espelette, sourit Bernard Hommerie. Pourquoi ne pas faire un pommé l’étendard de notre région cidricole ? »

Les trente membres des Ramaougeries de pommé vont en tout cas multiplier les initiatives. Une Cuma (coopérative d’utilisation de matériel agricole) est en gestation. « Nous aimerions faire un test au marché des Lices, le samedi à Rennes, et participer aux marchés de Noël, toujours à Rennes mais aussi à Paris » poursuit Henri-Pierre Rouault. 

Cerise sur le pommé : l’association sera aussi présente en octobre à la Coupe du Monde de la Raisinée, en Suisse !

www.coupe-du-monde-raisinee.ch

(Article La Chronique Républicaine)