Aux origines du pommé

Une tradition qui nous vient du fond des âges.

Dès l’Antiquité les grecs et les romains savaient réduire les fruits  pour les conserver.

De tous temps les hommes ont été hantés par la peur des disettes et des famines. Pour cela les populations ont profité des périodes d’abondance pour constituer des réserves.

A la fin du Moyen-Âge, la Bretagne et la Normandie étaient réputées pour la qualité de leurs pommes. On peut penser que le pommé vient de cette période.

Dans de nombreux territoires cette tradition s’est perdue, mais elle est restée très vivante dans les pays de Bazouges, d’Antrain et du Coglais, ainsi qu’à Jersey.

Une tradition qui a failli disparaître

Jusqu’au 19e siècle, le pommé était consommé quotidiennement.

L’arrivée du train dans les campagnes du pays de Fougères vers 1880 bouleverse profondément l’économie du monde rural. L’agriculture commence à privilégier la vente du beurre, le pommé devient le « beurre du pauvre ».

Pendant la seconde guerre mondiale, le beurre devenu une monnaie d’échange, le pommé le remplace sur les tartines.

Après la guerre le pommé va disparaitre progressivement.

Mais dans les années 70, les ramaougeries redémarrent à Saint-Marc-Le-Blanc. La ramaougerie est une fête conviviale, autour du pommé et des traditions festives : danses, chants, musiques …

20 ans après, le renouveau s’accélère grâce aux médias télévisés.

En 2017, l’association « Les Ramaougeries de Pommé » est créée.